LA PART DE FORTUNE NE MARCHE PAS ?
L'influence de la cabale sur l'astrologie karmique
En réponse à l'interrogation d'une consultante, voilà un sujet qui a besoin d'être éclairé selon mon enseignement.
Par Laurence Larzul
Tout d'abord un petit "topo" sur le rôle de la Part de Fortune dans l'étude karmique du thème
De même que l'ensemble des indices karmiques, la Part de Fortune nous vient de loin dans la "Tradition" astrologique. Et en réalité, il existe de nombreuses "parts" et elles nous viennent toutes des arabes (part de mariage, part d'héritage, part de voyages, etc).
Toutefois l'astrologie "classique" et "traditionnelle" n'en a conservé qu'une comme importante et incontournable : la Part de Fortune. Comme vous pourrez le lire dans ma réponse ci-dessous, elle eut toutefois deux calculs, selon que l'on était né le jour ou bien la nuit. Certains auteurs de logiciels ont conservé les deux calculs, d'autres se sont concentrés sur le calcul le plus courant, concernant donc les naissances diurnes, c'est à dire concernant les personne nées le jour (et non la nuit).
Il faut considérer en effet que "la pratique" de l'astrologie et l'expérience conduit bien souvent à "éliminer" des concepts trop théoriques n'étant pas validés par la pratique. Or, l'astrologie karmique telle qu'enseignée dans l'ABC n'a plus besoin de ce type de distinction entre naissance diurne ou nocturne de la tradition.
Rendons à César ce qui lui revient, c'est Martin Schulman qui le premier mit en évidence l'importance de la Part de Fortune en astrologie karmique. Ceci m'a parlé et je l'ai intégrée à l'ABC, mais ce qui constitue la "nouveauté" de ma méthode, et ma propre "inspiration", c'est le lien que je fais avec les Génies de la Cabales. Il en a 72, selon le nombre non de décans répartis sur le cercle du zodiaque, mais de la division par deux de ces derniers. Tout les 5 degrés, nous avons donc un génie qui lui est associé. (voir à ce sujet cet ouvrage incontournable sur les "degrés symboliques" de Janduz aux Ed. Bussière).
J'en profite alors pour rappeler que l'astrologie karmique que j'enseigne est toute entière fondée sur l'héritage de l'astrologie occidentale et n'emprunte en rien à une quelconque astrologie tibétaine ou hindou (si ce n'est, peut-être, par des "racines" bien plus antiques qui nous sont ainsi parvenues).
Reprécisons l'héritage judéo-chrétien sur lequel est fondé l'ABC de l'astrologie karmique
Lorsqu'on sait en effet que la pensée Kabaliste admet la réincarnation* et qu'elle a fortement marqué la Renaissance française, grâce à un Pic de la Mirandole (ami d'un Savonarole) qui a créé une "Kabbale chrétienne" on voit que notre ésotérisme occidental provient de ceux que l'église et les penseurs d'alors nommaient "la théologie païenne" = des Pythagore, des Platon, des Zoroastre... On ne s'étonne pas d'y trouver un héritage tout autant grec, qu'arabe et juif.
C'est pourquoi j'insiste souvent pour rappeler que nul n'est besoin de se convertir au bouddhisme pour pratiquer l'astrologie karmique qui n'est en somme qu'un "regard neuf" sur un héritage très ancien et validé par des générations d'astrologues occidentaux.
Ce qui est nouveau, donc, et propre à mon enseignement, c'est de comprendre la Part de Fortune selon les génies de la kabale et donc : les hiérarchies angéliques qui leur sont associés (le fameux "ange gardien" dont on entend parler partout).
En approfondissant ses connaissances ésotériques on voit en effet qu'il n'est pas possible d'évacuer l'influence judaïque sur la pensée ésotérique, même chrétienne. Il y a donc bel et bien un "héritage judéo-chrétien" à la base de l'astrologie karmique... Lilith "inventée" par le Talmud et appelée Lune Noire selon mon enseignement, la part de Fortune et les Génies de la Kabale et comme je le développerai dans un prochain article : Chiron, et le concept juif de "Jubilé" lié à son cycle de 50 ans.
Pic de la Mirandole écrit dans sa 900ème conclusion, c'est à dire la dernière de l'ouvrage qu'il rédigea en 1486 aux fins de prouver que la cabale "attestait" du christianisme (ce grâce aux traductions du juif sicilien Mithridate qui l'initia à la cabale mais lui en fit aussi des traductions de l'Hébreu et de l'araméen (dit aussi le "chaldéen") :
"De même que la véritable astrologie nous apprend à lire dans le livre de Dieu, la cabale nous apprend à lire dans le livre de la Loi"*
Alors nous pouvons en conclure que l'astrologie de "l'ABC de l'Astrologie Karmique", forte de cet "héritage" judéo-chrétien judicieusement "revisité" nous permet tout à la fois de lire le livre de Dieu et de sa Loi.
C'est pourquoi je ne crains pas de dire à mes consultants que faire l'étude karmique de leur thème revient à leur rédiger : "leur bible personnelle". Et pour les étudiants, on comprendra donc d'autant plus l'importance de ne pas la rédiger n'importe comment...
A l'heure où l'on parle "d'astrologie chamanique", "d'astrologie kabaliste", l'ABC de l'astrologie karmique apparaît comme une synthèse de ces divers courants et influences dont on peut dire que l'auteur incarne la "convergence" en tant qu'astrologue occidentale du XXIème siècle d'origine celtes et plus particulièrement bigoudenne. Origine qui fait un "pont" existant de longue date entre l'orient et l'occident et le chamanisme original et authentique dont le "berceau" se situe dans les montagnes russes que sont l'Oural et l'Altaï, non loin du Tibet.
© Laurence LARZUL - le 1er novembre 2009
* Voir à ce sujet "La Cabale" de Papus.

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